Roule ma poule

Béatrix Foisil-Penther

La grosse tendance écolo et zéro déchet du moment, c’est d’avoir des poules chez soi. Elles font leur affaire des ordures ménagères.

Certes, il faut avoir une cour ou un jardin, au mieux. Au pire, une terrasse, mais pas sûr que les voisins du dessous valident le projet. Dans tous les cas, les poules ont la côte. Ce sont de véritables poubelles sur pattes. En effet, un gallinacé est capable « d'ingurgiter jusqu'à 150 kilos de déchets alimentaires par an. » Et évidemment, de traiter ces déchets organiques, de façon naturelle, 100% écolo.
 
Quand on sait qu’un habitant produit en France, en moyenne, 70 kilos de déchets organiques par an, l’argument est de taille. En dehors du fait que la poule peut aussi donner des œufs, et aider « pour les tâches ménagères », rappelle le site de 20minutes, elle a tout bon. D’autant qu’elle est bon marché : acheter deux poules coûte en moyenne dix euros. Moins cher qu’une poubelle métallique. Et l’entretien est quasi nul, à part un poulailler à prévoir.
 
Résultat, dans les zones périurbaines, le succès va croissant. Avoir des poules séduit les familles avec enfants, et les grands-parents. Ainsi, les 19 communes de l’agglomération de Versailles, qui compte 270 000 habitants, ont décidé de jouer le jeu. Il s’agit de distribuer aux habitants, 400 poules, entre le mois d’avril, et de mai prochain. Le but ? Que 60 tonnes de déchets ne finissent pas dans les poubelles, mais dans l’organisme des poules : épluchures, pain, restes, elles mangent tout. Pédago, écolo, la poule, ça roule.